Mon parcours

Je suis de formation universitaire : IUT d’agronomie à Nancy, ensuite DEUG, Licence, Maîtrise de physiologie végétale, biologie moléculaire à Tours et je termine par un DEA d’oenologie à Bordeaux en 1997. Après le service militaire et un an de petits boulots, je vinifie en 1998 des coteaux du Giennois pour la Cave Coopérative de Pouilly sur Loire. Au cours de ces vinifications, je rencontre mon prédécesseur Alain Paulat, qui livrait du raisin à la cave coopérative. Il livre, il me semble, les plus beaux raisins du millésime 98, puisque tout le monde vendangeait à la machine, et il n’y avait que lui qui vendangeait à la main. C’était vraiment super beau, très mûr, très propre. Cela m’a interpellé, et l’on a prolongé cette entrevue par une relation amicale.

Mathieu Coste
Mathieu Coste – Portrait

Pendant ce temps-là, au cours des années, j’ai travaillé à la cave coopérative de Pouilly, pour le ministère de l’agriculture comme responsable d’exploitation pour le lycée agricole de Cosne sur Loire. Cela a duré un an. N’étant pas titulaire, un ingénieur a pris ma place. Me retrouvant sans boulot, je vais bosser dans le privé pour un grossiste de produits phytosanitaires, où je ne reste que six mois, parce que je ne vends que du cuivre, pas de produits de synthèse. J’installe des stations météo et je fais de la modélisation mildiou où je rencontre Serge Strizyck, une des personnes qui a mis au point la modélisation du mildiou qui tourne maintenant en France : l’EPI mildiou. Je retravaille pour Alain Paulat quelques temps, et je trouve un job de formateur en 2001 au CFA viticole de Beaune. J’y reste trois ans au cours desquels j’ai la chance de pouvoir vinifier chez Bouchard Père et Fils. Je passe alors le CAPETA interne Vignes et Vins, je deviens directeur du CFA. Fin 2003, changement de directeur, je passe alors chef des travaux du lycée viticole de Beaune et je prends en charge pendant quatre ans le domaine du lycée viticole de Beaune. De beaux résultats et une belle aventure, mais n’étant pas de formation ingénieur agricole au sein du ministère de l’Agriculture, mon champ d’activité est quand même largement restreint, je décide de me mettre en disponibilité.

Le domaine d’Alain Paulat éprouvant quelques difficultés est à vendre, je décide de racheter. J’arrive donc en 2008 et fonde le domaine bio Coste.